Qu’est-ce que la bonne santé ? Sophrologie, hypnose, gestion du poids et chemin vers soi

La bonne santé, un équilibre entre le corps et l’esprit
Que recouvre réellement la notion de bonne santé ? Loin de se réduire à l’absence de maladie, ou à un chiffre sur une balance, elle désigne avant tout un équilibre vivant entre le corps et l’esprit. Elle s’exprime dans la confiance qui habite une personne et qui lui permet d’aborder les événements de l’existence avec une intention, plutôt que de les subir. C’est cette définition, plus large et plus incarnée que la seule dimension biomédicale, qui guide le travail en sophrologie et en accompagnement de la gestion du poids.
Le paradoxe d’une société d’opulence vide
Notre époque est traversée par un paradoxe saisissant. Jamais on n’a disposé d’autant de connaissances sur les mécanismes biochimiques de l’alimentation, sur le rôle des vitamines, des fibres, des nutriments, sur tous les facteurs qui font grossir ou maigrir. Jamais on n’a été aussi préoccupé de diététique et de manger sain. Et pourtant, jamais l’obésité n’a été aussi répandue, au point que l’Organisation mondiale de la santé la qualifie d’épidémie mondiale et qu’elle est devenue en France un véritable problème de santé publique.
On pourrait parler d’une société d’opulence vide : on mange trop, mais mal. Très souvent, manger trop revient à se remplir pour ne pas se sentir. S’y ajoute un manque de mouvement, dans un monde où l’on est passé d’une société de racines, ancrée dans le corps et la terre, à une société de flux mental et de virtualité, où l’on habite davantage ses écrans que son propre corps.
Des causes multifactorielles, dont la dimension psychologique
Les causes de l’obésité et de ce que l’on nomme les troubles du comportement alimentaire sont multiples : sociales, biologiques, héréditaires, mais aussi, et de façon déterminante, psychologiques. Sur ce dernier plan, on peut observer une société en quelque sorte bloquée au stade de l’oralité, entretenue par les messages, parfois subliminaux, de la publicité et des médias, qui valorisent l’accumulation matérielle et la consommation comme gages de réussite sociale.
Or l’assiette ne sert pas uniquement à se nourrir. Elle est aussi le réceptacle des peurs, des désirs, des fantasmes et de la recherche de plaisir. Comprendre ce qui s’y joue est souvent le premier pas vers un rapport apaisé à l’alimentation.
Troubles alimentaires et addictions : quand le symptôme a été une solution
Les désordres alimentaires, qu’il s’agisse d’anorexie, de boulimie ou d’autres problématiques pouvant évoluer en véritables addictions alimentaires, remplissent parfois une fonction relationnelle insoupçonnée. Ils peuvent devenir un moyen d’attirer l’attention et la sollicitude de soignants ou de proches qui se dévouent pour la bonne cause. On se retrouve alors dans ce que l’analyse transactionnelle décrit comme le triangle dramatique de Karpman (Karpman, 1968), où persécuteur, victime et sauveur se renvoient les rôles dans une boucle qui se referme, chacun y trouvant, sans le savoir, son compte.
L’addiction se définit comme une recherche compulsive de sensations, mise à la place d’émotions plus ou moins envahissantes ou difficiles à contenir, souvent nées de relations toxiques ou de la petite enfance. Un point mérite d’être souligné : avant d’être un problème, l’addiction a d’abord été une solution. Elle a permis, à un moment donné, de survivre à ce qui ne pouvait être ressenti autrement.
Sur le plan neurobiologique, les substances comme les conduites addictives viennent détourner à leur profit les circuits naturels du plaisir et de la régulation émotionnelle (Volkow et al., 2016). Rechercher des sensations fortes n’est pas condamnable en soi. La difficulté apparaît lorsqu’une dépendance s’installe : la conduite devient alors le point focal de l’existence, au détriment de la vie sociale, professionnelle, familiale, et de la possibilité même de relations authentiques.
Le manque de présence à soi : ce que la sophrologie remet au centre
Les discours publicitaires proposent volontiers des recettes mécaniques : manger, bouger, éliminer, ou encore consommer cinq fruits et légumes par jour. Ces repères ont leur utilité, mais ils passent à côté de l’essentiel : le manque de présence à soi.
En sophrologie, méthode fondée par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo (Caycedo, 1960s), on travaille précisément la conscience du schéma corporel, c’est-à-dire la capacité à percevoir ses sensations, ses tensions et ses émotions telles qu’elles se manifestent dans le corps. Ce travail passe notamment par les vivances, ces expériences vécues et intégrées au fil de la pratique. D’autres approches, comme la pleine conscience (Kabat-Zinn, 1990), convergent vers le même objectif : rétablir le contact avec ce que l’on ressent, avant de chercher à le combler.
L’écologie intérieure : le corps comme maison
L’être humain n’est pas achevé à sa naissance : il est en évolution permanente. Le chemin vers soi consiste à prendre conscience que le corps physique est habité par une âme, une étincelle de vie consciente qui l’anime. Lorsque cette conscience fait défaut, le sens se perd, des déséquilibres se créent et la maladie peut s’installer.
C’est là qu’intervient la notion d’écologie intérieure. Le mot renvoie à la racine grecque oikos, la maison : le corps est notre maison, notre réceptacle, et il est au niveau du microcosme ce que la Terre est au niveau du macrocosme. Il existe aussi une écologie extérieure : nous sommes des mammifères, dépendants d’un environnement, dans une interdépendance dont la nourriture est le lien le plus concret. Manger, c’est faire entrer le monde extérieur en soi. Lorsque l’équilibre est rompu, on peut chercher à combler un manque ou à masquer une frustration par ce geste.
Retrouver la qualité : une déprogrammation à opérer
Sortir de la logique de consommation demande un véritable travail de déprogrammation. Il s’agit de privilégier la qualité à la quantité, et ce à tous les niveaux : qualité nutritionnelle, mais aussi qualité relationnelle et affective. On se réapproprie le temps, on réapprend à goûter, à savourer, à choisir en conscience.
Cette démarche restaure une qualité de vie globale, intimement liée à l’image de soi et à l’estime de soi. Elle libère aussi de vieilles habitudes et de mécanismes de survie devenus inutiles, et ouvre sur une nouvelle vision du monde et des relations humaines, au-delà du monde des apparences.
De la survie à la conscience d’exister
Au fond, il ne s’agit plus seulement de survivre, ni même de vivre, mais d’habiter pleinement la conscience d’exister. La bonne santé n’est pas un état à atteindre par la maîtrise, mais une relation à cultiver avec son corps, ses émotions et le sens que l’on donne à sa vie. La sophrologie offre, dans cette perspective, un espace concret pour renouer avec soi et transformer, pas à pas, son rapport à l’alimentation.
Si ces questions résonnent avec votre parcours, un accompagnement personnalisé s’appuyant notamment sur l’hypnose et la sophrologie peut constituer un premier pas vers un rapport plus apaisé à votre corps et à votre alimentation.
Prendre rendez-vous
Addresse
807 chemin de Campredon
30260 QUISSAC
Téléphone
+0695173834
instant.present@gmx.fr
Horaires
9h-12h / 14h-19h

Commentaires récents